Rhododendron (Rhododendron ferrugineum)

Rhododendron ferrugineum

Rhododendron

Rhododendron

Rhododendron ferrugineum

En juin, les versants tournés vers le nord se teintent de rose. Le rhododendron ferrugineux forme des fourrés denses sous les derniers pins.

Famille
Éricacées
Altitude
1 600 – 2 500 m
Floraison
Juin – juillet
Habitat
Versants ombragés et acides, sous le pin à crochets
Huile volatile
0,7 % de la feuille, selon une analyse de 2010
Grayanotoxine I
Non détectée dans ses feuilles ni dans ses fruits frais (2014)

Ne se mange pas et ne s’emploie pas en tisane : beaucoup de rhododendrons sont toxiques. À regarder seulement.

À quoi sent le rhododendron ?

Il sent peu. Sa feuille garde un peu d’huile volatile, et c’est ce qu’on perçoit en la frôlant.

Comment reconnaître le rhododendron ?

Arbuste d’un demi-mètre à un mètre et demi, aux feuilles persistantes, dures et lancéolées. Dessous, les feuilles portent de minuscules écailles de la teinte du fer rouillé : ferrugineum, « couleur de rouille ». Fleurs roses en bouquets.

Pour le sentir vous-même

Approchez-vous en juin d’un bouquet en fleur et sentez-le sans l’arracher et sans froisser les feuilles. C’est une plante à regarder : ni à mâcher ni à infuser.

Le mot

Rhododendron est emprunté au latin rhododendron, du grec rhódon, « rose », et déndron, « arbre » : l’arbre à roses. Vers 1500, le mot désignait le laurier-rose, avant d’être supplanté dans ce sens par « oléandre » ; en 1796, Saussure l’emploie pour l’arbuste toujours vert de la haute montagne.

Le saviez-vous ?

Il existe des rhododendrons dont le miel rend malade. Celui de Rhododendron ponticum et de R. luteum, sur la côte turque de la mer Noire, contient des grayanotoxines ; Xénophon racontait déjà, en 401 av. J.-C., que les soldats grecs qui en avaient mangé avaient perdu la tête, même si aucun n’était mort le lendemain. Chez Rhododendron ferrugineum, celui de cette planche, une analyse de 2014 n’a pas trouvé de grayanotoxine I dans les feuilles ni dans les fruits frais. Ce n’est pas une invitation à y goûter.

Voir aussi : Busserole, Edelweiss.

Sources
  1. Louis, A.; Petereit, F.; Lechtenberg, M.; Deters, A.; Hensel, A. « Phytochemical characterization of Rhododendron ferrugineum and in vitro assessment of an aqueous extract on cell toxicity ». Planta Medica 76(14), 1550–1557 (2010). doi:10.1055/s-0029-1241016
  2. Lechtenberg, M. et al. « Extracts from Rhododendron ferrugineum do not exhibit grayanotoxin I: an analytical survey on grayanotoxin I within the genus Rhododendron ». Planta Medica 80(15), 1321–1328 (2014). doi:10.1055/s-0034-1383039
  3. Jansen, S. A. et al. « Grayanotoxin poisoning: “mad honey disease” and beyond ». Cardiovascular Toxicology 12(3), 208–215 (2012). doi:10.1007/s12012-012-9162-2
  4. Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL), Trésor de la langue française informatisé, s. v. « rhododendron ».

Planche : Anton Hartinger, Atlas der Alpenflora, 1882.